Agriculture durable
Show notes
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Show transcript
00:00:01: Insight.
00:00:02: Sustainability Interfaces est un podcast produit par la Société Académique Suisse pour la Recherche environnementale et l'écologie, SAGUF.
00:00:10: Nous proposons des analyses et des perspectives interdisciplinaires et transdisciplinaires sur la recherche en matière d'environnement et de développement durable.
00:00:23: Dans cet épisode nous avons le plaisir de partager une contribution issue de Sustainability Talks à Thony FR Un podcast réalisé par des étudiantes et étudiants de l'Université de Fribourg dans le cadre de la Microsertification Sustainability in Practice.
00:00:40: La SAGEUF a soutenu ce projet étudiant, et relève volontiers certaines de ses productions qui ouvrent des perspectives jeunes critiques et engagées sur les enjeux de durabilité.
00:00:51: Aujourd'hui il est question d'agriculture durable.
00:00:54: L'épisode propose aussi des pistes concrètes pour celles et ceux qui souhaitent agir dès aujourd'hui.
00:01:01: Bonne écoute
00:01:01: !
00:01:26: Hello !
00:01:26: Alors comme Roxane vient de dire, je m'appelle Nina.
00:01:28: Je suis étudiante en biologie du coup je me connais un petit peu plus dans ce domaine mais on va quand même beaucoup explorer.
00:01:34: Je me réjouis de faire cette discussion avec toi avant de commencer le jingle.
00:01:44: Aujourd'hui notre discussion va se porter sur notre système d'agriculture actuel.
00:01:48: c'est un sujet
00:01:49: très large qu'on va tenter de survoler en faisant des zooms sur les points cruciaux.
00:01:54: Nina et moi, on souhaitait soulever les problèmes très sérieux qui englobent la production au niveau de la durabilité et l'environnement.
00:02:01: L'agriculture est à l'origine de l'émission de superpolluants tels que le méthane, le carbone, l'ozone et bien d'autres encore.
00:02:08: Pour vous donner un chiffre plus parlant sur les quarante pour cent des missions de méthanes d'origine humaine, trente-deux pour cent sont directement dues à lélevage.
00:02:16: Donc en gros tous ces gaz super polluants posent des problèmes non seulement pour la santé des humains qui peuvent causer des maladies cardiovasculaires, de cancer et problèmes respiratoires.
00:02:25: Mais ils dégradent la qualité d'air, de l'eau, des sols... Ils polluent les chaînes alimentaires et nuisent à la biodiversité !
00:02:32: Malheureusement, l'impact de l''agriculture intensive ne s'arrête pas au gaz.
00:02:36: Nous devons aussi nous questionner sur le pauvrissement de nos sols, ces sols qui sont la base de notre alimentation et sur la perte dramatique de biodiversités que ses pratiques engendrent.
00:02:46: Il est donc cruciale de se pencher sur les solutions concrètes que nous pourrions apporter.
00:02:53: Il existe des alternatives d'agriculture qui sont plus écologiques, plus biologiques.
00:02:58: Il y en a plusieurs différents types.
00:03:01: Des modèles donc qui cherchent à combiner la réduction des émissions de gaz tout en améliorant les rodements sur le non-terme.
00:03:07: Ces alternatives plus durables s'opposent clairement à l'agéculture intensive.
00:03:12: Comme on n'est pas experte avec Nina, On a décidé de faire intervenir la docteur Lore Weisskopf pour venir discuter avec nous.
00:03:19: Bonjour, vous êtes professeur à l'Université de Fribourg dans le département de biologie.
00:03:24: Est-ce que vous pourriez rapidement vous présenter ?
00:03:32: Et puis donc la recherche pour l'agronomie.
00:03:52: J'ai aussi travaillé une année et demi dans une école de viticulture, aussi assez appliquée.
00:03:58: Donc j'ai un peu cet aspect-là sans être agronome.
00:04:01: Je ne suis pas spécialiste des questions d'agriculture ou de durabilité mais j'en ai une affinité avec ce monde là aussi parce que nos recherches s'intéressent à essayer devant la vie culture plus durable.
00:04:12: Super, merci beaucoup pour cette présentation.
00:04:14: Alors pour commencer je vais vous poser une petite question.
00:04:18: Si je vous parle de l'agriculture conventionnelle ou intensive quels sont les problèmes principaux qui vous laissent pris ?
00:04:25: Avant de répondre peut-être une précision parce que vous avez parlé dans l'introduction de l''agriculture intensive.
00:04:31: moi quand on parle d'agécriture intensive je vois des grands champs aux Etats Unis et dans d'autres pays.
00:04:38: donc il faut savoir qu'en Suisse sans vouloir nous venter, parce qu'il y a plein de problèmes en Suisse aussi.
00:04:43: On n'a pas ce genre d'agriculture intensive.
00:04:44: donc on a une agriculture.
00:04:46: la plupart des producteurs ils travaillent dans ce que l'on appelle une agriculture plutôt extensive.
00:04:52: Sans être forcément bio.
00:04:53: on pourra peut-être parler des différences des exploitations mais c'est étendu massive de monoculture avec à perte de vue du bétail qui aimait justement le méthane dont vous parliez en introduction.
00:05:08: Voilà, juste pour préciser que la situation n'est pas si dramatique d'un autre pays mais elle est dramatique dans d'autres parties
00:05:14: de la planète.
00:05:15: Donc
00:05:15: ce qui me vient à l'esprit c'est la perte de biodiversité C'est le fait qu'on a un système global où on produit plus vraiment localement ce qu'ons consomme localement mais on produit à grande échelle une chose qui apprend l'exporte, on importe.
00:05:34: Ça, ça génère aussi de la pollution avec les transports aériens ou bateaux.
00:05:39: donc c'est ça qu'il me vient cette espèce de gigantisme qui est plutôt vrai dans d'autres parties du monde mais contre lequel on doit aussi se battre chez nous aussi d'avoir perdu le côté très ancré dans des communautés.
00:05:55: Super, merci beaucoup pour ces précisions et je suis tout à fait d'accord avec vous que ça serait mieux d'avoir une production qui est plutôt locale ou plutôt intégrée justement dans les communautés.
00:06:08: Est-ce que vous pensez que c'est des solutions qui sont plus applicables à la grande échelle ou dans le monde actuel par exemple dans les pays où il y a l'agriculture intensive ou même en Suisse
00:06:17: ?
00:06:19: Forcément oui, je me pense.
00:06:20: Sinon il y a plus d'espoir !
00:06:22: Je pense qu'on peut changer beaucoup de choses.
00:06:25: C'était aussi une thématique qu'il y en a souvent.
00:06:29: Il y a deux attitudes face aux problèmes.
00:06:30: On se dit que je ne peux rien échanger parce ce système est corrompu ou il faut.
00:06:36: Ou alors on se dit on peut changer les choses soi-même.
00:06:39: si vous vous rappelez de la crise du Covid c'est intéressant parce que là les gens tout un coup on pouvait plus avoir certains produits.
00:06:47: forcés de revenir à quelque chose d'un petit peu plus local.
00:06:50: Les gens refairent un peu leur pain, ils sont allé au magasin d'affirme du coin et puis après quand il n'y avait plus le Covid, ils se sont retournées dans l'hôpital.
00:06:59: Donc voilà... Alors c'est pas compris aussi mais je crois que c'était un signe qu'en fait on peut changer.
00:07:04: Il faut une volonté et je crois qu'il ne faut pas attendre que la politique change, que ça vienne dans haut.
00:07:12: Mais si chacun fait des efforts à La rigueur pour changer sa propre philosophie son propre mode de consommation on peut changer beaucoup de choses.
00:07:22: Donc
00:07:22: je n'en suis convaincue !
00:07:23: Donc les pratiques individuelles ça peut vraiment avoir un grand impact ?
00:07:27: Je pense c'est un impact sous-estimé.
00:07:29: Déjà le consommateur il a un pouvoir énorme en achetant.
00:07:34: pas donc sélection se laisse tenter par les fraises en hiver ou autre.
00:07:38: On a une responsabilité, c'est sûr.
00:07:41: Si on choisit d'aller acheter localement dans le magasin de l'affaire ou autre, on a aussi un impact.
00:07:48: Je crois qu'on a un impact qui va au-delà de ce que l'on pourrait chiffrer.
00:07:52: De simplement moi petite consommatrice je fais mes courses ici ça à zéro impact sur la planète.
00:07:59: Ça on peut dire ça mais il y en impact beaucoup plus important psychologique et sociétal de quand on fait un changement soi-même, ça influence les gens qui sont le trou de nous.
00:08:12: Parce qu'on en parle ou simplement parce que l'on a fait ce choix ?
00:08:15: Il y a une force ?
00:08:17: Pas faire des théories.
00:08:18: si je vais vous enseigner, il faut faire... Si vous faites ça, c'est à peu de valeur !
00:08:21: Si je ne le fais pas vraiment.
00:08:23: Mais si je le fais, ça a une certaine valeur de démonstration que c'était possible et d'ancrage d'une autre manière.
00:08:29: donc ça moi j'y crois assez.
00:08:30: Donc l'action individuelle est très intense.
00:08:32: C'est ça en fait elle a ... presque pour vous,
00:08:34: elle aurait plus d'impact qu une théorie qu'on donnerait au public.
00:08:39: C'est donner l'exemple en fait ?
00:08:40: Oui c'est donné l'Exemple et puis... Pour soi aussi le faire parce que on est beaucoup dans les théories, dans ce qu'On pourrait faire, ce qu On devrait faire mais je ne sais pas possible Parce-que la politique, parce-que les consommateurs, parce que si parce que ça.
00:08:54: Et puis après on attend toujours que l'autre fasse le premier pas finalement.
00:08:57: Mais si chacun le faisait, on aurait un grand effet.
00:09:01: Et si on voit plus de personnes dans notre entourage qui le font, bah... Ça aide
00:09:04: et ça motive.
00:09:05: Ca fait boule de neige !
00:09:08: Est-ce que vous, quand vous allez faire les courses, vous faites attention aussi à ce que vous achetez ?
00:09:14: Qu'est-ce qu'vous regardez?
00:09:15: principalement ces bios, ces locales ?
00:09:18: Je regarde les deux donc j'ai une phase un peu extrémiste.
00:09:24: Je n'achetais plus que les légumes du magasin de la ferme.
00:09:28: J'en suis revenu, mais je privilégi encore ça.
00:09:32: donc c'était intéressant pour moi aussi simplement.
00:09:34: Je ne suis pas grandie dans une famille d'agriculteurs, j'étais dans une petite ville et je n'étais pas au milieu des champs.
00:09:41: Donc j'ai dû apprendre ce qui pousse à quelle saison.
00:09:45: Ce n'était pas évident pour moi parce qu'à aller faire les courses dans les grands magasins on ne peut pas s'en rendre con.
00:09:52: J'allais au Rofladen, qui est en suicide.
00:09:54: donc c'est ça que le Rofladen n'est pas le magasin d'affaires.
00:09:57: Et là j'ai vu vraiment qu'est-ce qui produit à quelle saison puis l'immense période de carottes pommes de terre poireaux et puis la petite période de tomates de poivrons...et c'était très utile !
00:10:10: Et je continue à faire ça.
00:10:12: Vous me verrez à Agopalamigro dans un temps ces pratiques d'acheter tout ensemble mais j'essaye de privilégier plutôt les locales.
00:10:21: Si j'ai le choix entre bio d'Espagne et pas bio de Suisse, je prendrai le pas-bio de Suice plutôt parce qu on a quand même des normes en Suisse qui font que ce qui n'est pas bio n'ait pas si pollué que ça.
00:10:35: Et puis on a des norme aussi plus strictes.
00:10:38: faut dire que d'autres pays donc les autres pays ne vaut pas le bio de suisse, ça faut aussi savoir.
00:10:43: Et après il y a tous les trajets... Voilà, on achète des produits qui sont des travailleurs dans les autres pays sous moins payés.
00:10:51: Donc il y a tout ce côté là aussi de durabilité sociale qu'il faut prendre en compte à mon avis.
00:10:59: Même si bon le vin de Suisse, peut-être un peu moins fruité que le vin d'Espagne.
00:11:05: Je pense qu'ils ne vont pas être dogmatiques ni dans un sens, c'est dans l'autre.
00:11:08: Avoir des principes rigides où on ne se permet plus jamais de faire une exception... C'est ni satisfaisant pour soi.
00:11:17: et c'est pas non plus quand on parlait avant de l'effet boule-de-neige.
00:11:19: Ça, ça fait l'Effet Arnair.
00:11:20: Si on peut devenir un peu le Prédicateur tout à fait... Ca fait fuire des gens !
00:11:26: Ça n'a pas un impact où on a envie de faire comme vous parce que vous irradiéz un truc strict et dogmatique.
00:11:32: Ouais rester ouvert, ça permet de montrer que tout le monde peut le faire.
00:11:36: Et puis
00:11:36: que c'était à chacun en final, qu'on décidait.
00:11:40: Et que déjà si on commence à acheter un peu plus de bio, un peut plus de local, un petit peu de saison
00:11:46: ça fait déjà
00:11:46: une différence.
00:11:47: Déjà si au lieu que vingt pour cent par exemple des fruits et légumes qu'on achète On ne fait attention que dans ces vingt-pourcents si ça vient d'ici ou pas Si ça augmente à cinquante pour cent ou même plus au delà idéalement c'est déjà un impact.
00:12:02: C'est sûr !
00:12:03: Je montre chaque petite chose.
00:12:05: un impact.
00:12:05: encore une fois t'as chiffré globalement d'un impact fort au niveau du changement de société que ça peut alluire dans le tourage des gens ?
00:12:16: Pour changer un peu de sujets, vous avez parlé de la perte de la biodiversité et de la dégradation des sols.
00:12:22: À quel point est-ce que la santé des seuls ou les seuls en général sont importants à prendre en compte dans l'agriculture?
00:12:29: C'est la base.
00:12:31: donc on ne peut pas dire à quel point c'est important tellement c'était important.
00:12:35: Donc si les sols ne fonctionnent plus, il n'y a plus de plantes qui poussent et puis il y a plus d'onriture.
00:12:40: Je pense que c'est un élément très important et très négligé pour différents treizeants.
00:12:45: C'est difficile à étudier.
00:12:48: Moi j'ai étudiée à Neuchâtel.
00:12:49: je ne l'ai pas dit en présentation mais c'était une des raves universités où on avait beaucoup de sols, beaucoup de sciences du sol.
00:12:55: après le professeur à l'époque est parti en retraite.
00:12:58: On l'a remplacés par quelqu'un qui fait d'autres choses très bien qu'il n'ait pas travaillé plus vraiment sur le sol.
00:13:03: Et puis ensuite, il y a très peu de chers des professeurs qui étudient ça.
00:13:08: Donc c'est un domaine sous-étudié et pourtant... C'est hyper important et c'était très menacé par plein d'aspects.
00:13:18: Vous avez parlé des gaz, un toxique, c' est important !
00:13:21: Il y a aussi tous les pesticides qui ne sont pas des gaz mais qui s'accumulent dans le sol.
00:13:26: Il y à l'érosion, il ya la compaction.
00:13:29: Le fait par exemple que soit on laboure pour ne pas utiliser d'herbicide.
00:13:35: Mais alors on l'abourre et puis on risque de d'alterer aussi la structure des sols sans décider qu'on veut pas l'abbourer, pour laisser le sol entier avec toutes ses couches.
00:13:44: Ne pas les perturber à chaque fois, ne pas tuer des verres-de-terre, ne plus couper des champignons... Champignon en fait !
00:13:49: On voit toujours le champignon mais c'est un réseau de filaments dans le sol.
00:13:53: pis quand t'en as pour, on coupe.
00:13:54: Les ziffes, les salines de champignon n'entrent les détruits.
00:13:57: Et donc les gens qui ne veulent pas faire ça, ils mettent des herbicides qui sont après-toxiques aussi.
00:14:03: Ce n'est pas blanc et noir, mais je pense que le sol est très important et que rester les sols ou essayer de moins les dégrader... Le sol se reconstruit, il y a un échec qui n'a pas été utile pour nous.
00:14:17: Ça fait
00:14:17: penser un peu parce qu'il y a soit l'agriculture diversifiée donc qui essaie de diversifier ses plantes
00:14:22: ça
00:14:22: peut aider, mais il ya aussi ce qu'on appelle l'agriculture de la conservation des sols, ou aussi l'Agriculture régénératrice qui sont peut-être deux types d'agrécultures qui se concentrent un petit peu plus effectivement sur le respect des sol et presque même sur non seulement le respect mais le fait d'essayer de revenir en arrière de les soigner presque.
00:14:44: Oui tout à fait il y a des cultures qui sont plus ménageantes pour les sols, vous pouvez aussi planter des légumineuses comme faisaient les gens à l'époque déjà cher où ils laissaient.
00:14:54: Les sols libres d'une part, les plantes ne puisaient pas l'inutrimente ou qu'ils se régénéraient, plutôt que d'autre part il y avait des plantes qui amenaient de l'azote.
00:15:02: donc ça c'est sûr.
00:15:05: on peut travailler là-dessus et les agriculteurs le font, elles en sont bien conscients, c'était leur potentiel.
00:15:10: Pour un aviculteur si son sol est dégradé c'ait fini pour lui.
00:15:14: On n'en a pas parlé mais on a des fois des représentations de la vieille culture pollueur.
00:15:22: C'est en partie vrai, mais on ne peut pas le dissocier du consommateur et il faut bien qu'ils cultivent leur terre.
00:15:30: Ils ne reçurent déjà pas dans un très bon état et ils la transmettent idéalement dans un meilleur état.
00:15:35: mais ce n'est pas évident !
00:15:37: J'ai aussi entendu que les sols ils prennent très longtemps à se régénérer.
00:15:40: Donc même, est-ce qu'avec toutes ces pratiques de planter des légumes neuses par exemple ou d'agriculture régénératrice ?
00:15:47: Est ce que c'est possible de régénéré complètement les seuls ?
00:15:51: Ou jusqu'à un certain
00:15:52: point ?
00:15:52: Quelle échelle vous parlez?
00:15:53: je pense pas qu'on arrive à les régénérer à une échelle utile pour l'humanité ça je crois pas.
00:15:59: mais on arrive à freiner la dégradation et puis à revenir un petit peu en arrière.
00:16:03: ça je pense c'était possible.
00:16:05: Et puis si on commençait déjà maintenant à arrêter la dégradation, on aurait déjà beaucoup gagné.
00:16:11: Donc c'est pas ce qu'on fait maintenant.
00:16:13: Il y a des initiatives mais on continue quand même de sur-exploiter les sols et ne pas en tenir assez compte dans... Après il n'y a... On peut pas tout résoudre au niveau de la production.
00:16:25: Il ya beaucoup qui est perdu aussi, soit que ce soit par des maladies après coup ou dans l'éculture soit que les gens jettent à la maison puisqu'ils n'ont pas compris que si l'aliment a dépassé la date, ça ne veut pas dire qu'il est plus consumable.
00:16:42: Donc il y a des tas d'aspects sur lesquels on pourrait travailler pour ménager le sol de façon extrêmement directe, c'est-à-dire en produisant moins parce qu'on aurait moins de déchets.
00:16:54: C'est intéressant.
00:16:55: On doit vraiment avoir cette approche systémique, c'est ce qu'on essaie de faire aussi au Food Center en nouveau centre de recherche.
00:17:00: On essaie d'intégrer justement des gens du droit, du marketing, de la psychologie et l'aspect consommateur-producteur.
00:17:07: On a besoin de ça parce que je me rappelle l'exemple d'une variété.
00:17:11: Je travaille sur les pommes de terre, la haite, le pomme de terre qui était résistante aux milieux que la pire manette pour les pommes de terre.
00:17:17: Elle était naturellement résistantes.
00:17:19: Ce n'était pas une plante transgénique et les gens ont quand même pas voulu parce qu'elles n'avaient pas la forme, la couleur... Donc on est aussi dans une société totalement pourigâtée.
00:17:32: On a tellement réconnecté
00:17:34: de nature.
00:17:34: Très réconnectés de nature !
00:17:36: Et puis tant vous allez dans un supermarché et que vous avez le choix de cinq ou six variétés pourquoi vous allez prendre celle qui est un petit peu bizarre ?
00:17:45: Vous allez prendre celles que vous connaissez, vous savez que vous allez pouvoir faire un bon stock ou des salades ?
00:17:49: Est-ce qu'elle va se comporter comme vous voulez?
00:17:51: Et puis en fait on donne des fois aussi trop de choix aux gens.
00:17:54: Si on disait maintenant c'est cette variété qu'on peut cultiver, voilà ça serait différent.
00:18:01: Ça permettrait de réduire les dégâts.
00:18:04: En mettant des pesticides ou des ferlices comme j'essaie.
00:18:07: Ça révirait.
00:18:08: en fait je pense qu'il y a beaucoup de théories qui disent que la population augmente on doit produire toujours plus.
00:18:13: Oui mais si on regarde des déchets, si on garde aussi... le budget du consommateur lambda qui en fait au fil des années a dépensé de moins en moins plein de nourriture.
00:18:26: donc on considère que la nourritur c'est comme un dû, on doit l'avoir.
00:18:29: puis après on peut partir en vacances ou on peut faire ceci et cela.
00:18:32: mais en fait on pourrait produire moins payer un juste prix pour les pouclets j'en puisse aussi en vivre.
00:18:39: et puis on résoudrait beaucoup de problèmes comme ça indépendamment des innovations qu'on peut faire aussi en science.
00:18:44: Donc ce qui serait un peu la solution idéale ça serait changer tout le système autour de la nourriture et de commencer à produire, la consommation.
00:18:52: Alors que je viens de vous dire quand on commence chacun par soi ?
00:18:54: Oui !
00:18:55: Il y a des deux aspects en fait.
00:18:57: mais c'est vrai que c'était bien d'avoir cette compréhension du système qu'on ne peut pas juste changer une petite partie.
00:19:04: On va en faire trop définir... Moi j'ai assez l'espoir que ça se fasse, peut-être pas tout de suite.
00:19:08: maintenant tant qu'il n'y a pas de problème, il faut souvent qu'en ait des problèmes.
00:19:13: C'est ça après, on change les humains, malheureusement c' est comme ça hein?
00:19:17: Donc on n'est pas l'abri d'un nouvel élément, je ne sais pas de quoi il sera fait qui va nous inciter à redéfinir nos manières.
00:19:26: Je pense que c'est comme ça qu'on va pouvoir changer et s'améliorer.
00:19:31: parce que si on continue comment on fait maintenant ?
00:19:33: On va
00:19:34: droit dans le mur !
00:19:36: La culture d'OGM est actuellement un grand sujet de débat et elle est actuellement interdite en Suisse pour la consommation humaine.
00:19:44: Qu'est-ce que vous en pensez des OGM et de la culture d'OGM ?
00:19:47: Une bonne
00:19:47: question.
00:19:48: Je vais vous donner un avis totalement opposé à la plupart de mes collègues qui sont des vraiment protagonistes des OGM.
00:19:54: Moi, je ne suis pas du tout pour les OGM.
00:19:56: J'ai pas l'impression que c'est... C'est ça qu'on doit faire !
00:20:00: Il y a plusieurs raisons à ça, il y a une raison un peu philosophique où j'ai l'impression qu'en tant qu'être humain on a toujours l'oppression quand on veut changer et manipuler et modifier la nature.
00:20:11: Ça, c' est une optique qu' on peut avoir.
00:20:13: On peut aussi essayer de s'adapter, de voir comment la nature procède.
00:20:17: Donc non on fait des recherches sur les communautés microbiennes associées au plan.
00:20:21: donc on a une approche très différente.
00:20:23: On essaie de regarder ce qu'il y a dans la nature, comment on pourrait l'appliquer.
00:20:28: après des gens qui font des manipulations génétiques ils peuvent dire qu'ils font la même chose parce qu'elles regardent quelle espèce de plante par exemple sur un gène de résistance impatogène et après il l'article.
00:20:38: mais c'est... C'est pensé qu'on a tout compris, qu' on a compris exactement à quoi c'est ressojène.
00:20:43: Pourquoi il est sous cette forme dans la plante que l'on veut changer ?
00:20:47: Et moi je crois qu'il n'est pas encore à ce stade où on comprend vraiment assez bien pour modifier de façon durable le patrimoine de génétiquité et d'organisme.
00:20:55: Donc ça c'était la raison un peu philosophique.
00:20:56: puis la raison scientifique c'et que vous avez suivi des cours d'interaction de plantes pathogènes.
00:21:03: quand on introduit une gêne de résistance ça a une durée limitée parce que le pathogène ne reste pas là, donc le pathogen qui cause les maladies il n'y reste pas à s'en rien faire.
00:21:12: Donc je me rappelle quand j'étais à l'agroscope y avait des études sur la pomme de terre.
00:21:15: ils faisaient ce qu'on appelle du pyramidage.
00:21:17: donc ils prennent un gêne de résistance que près un autre puis encore un autre pour que ça dure plus longtemps.
00:21:23: et même avec ça ça durait quelques années.
00:21:26: donc en fait on a des urables en finance.
00:21:27: en fait c'est pas durable.
00:21:29: nos bactéries non plus.
00:21:30: tout seul c'était pas durable.
00:21:31: en fait ce qu''il faut faire c' est agir sur plusieurs facteurs.
00:21:34: Après que ce soit des manipulations génétiques ou d'autres moyens, ça reste... C'est une question subjective qu'on peut se poser.
00:21:41: Moi j'ai une opinion très arrêtée là-dessus.
00:21:43: puis encore une fois vous demandez à mes collègues de pas aller.
00:21:45: ils vont tous vous dire que c'est les OGM qui vont nous sauver et ces gens sont bien stupides de s'en méfier.
00:21:54: Il y a peu de gens qui sont vraiment neutres sur ce sujet.
00:22:00: Je pense qu' on a Intérêt toujours à essayer d'avoir une attitude modeste par rapport à la complexité de nature, par rapport aux plantes qui ont évolué depuis des milliards d'années.
00:22:12: Et puis non on arrive là et puis on change les choses qu'on ne maîtrise pas forcément toujours.
00:22:17: c'est ça qui nous dérange un peu.
00:22:19: Après c' est sûr que si vous faites des essais à quelques années vous allez voir un effet FA vous allez pouvoir vous passer des pesticides en tout cas pendant un certain temps et ça ce serait très positif.
00:22:28: c sur après Je me rappelle, j'en avais eu un débat.
00:22:33: Il y a eu des votations il y a quelques années sur la réduction de pesticides.
00:22:37: Je ne sais pas si vous connaissez Urskfeller qui est un producteur bio du canton Trilbourg assez connu.
00:22:41: et puis les gens disaient toujours oui mais en bio vous mettez du cuivre.
00:22:45: c'est vrai que les bio, les agriculteurs bio ils peuvent mettre des métaux qui sont assez toxiques.
00:22:50: Puis lui il a dit qu'ils n'étaient quasiment pas de cuivres.
00:22:52: il avait quasi jamais besoin de cuive parce qu'il a un système sol qu'ils soignent depuis des années, d'un équilibre.
00:22:59: Il n'y a pas besoin du GM et il n'a pas besoin de cuivre parce qu'on a un système qui est équilibré.
00:23:03: et moi c'est ça que je viserai.
00:23:05: Ce n'est pas seulement en fait de l'agriculture biologique.
00:23:08: Je pense qu' on ne peut pas juste
00:23:09: arrêter à l'Agriculture
00:23:10: Biologique.
00:23:11: Il faut voir les autres types, il faut combiner tous les types comme on avait parlé avant de l''agriculture diversifiée etc... protection des sols en fait, juste ne pas mettre de pesticides ou de métaux ça ne suffit pas.
00:23:24: Non et puis on dit que dans un système, on dit souvent voilà on est dans un system maintenant qui est dégradé, on n'a pas parlé des variétés.
00:23:31: mais à notre problème c'est les variétées qu'on a sélectionnée au fil des années pour qu'elles produisent avec l'épesticide.
00:23:38: il y a un patrimoine génétique dans les espèces qu'en ont pas sélectionné qui est aussi capable de résister aux maladies.
00:23:45: Mais en fait, on les a un peu perdu.
00:23:49: Ce qu'il faut comprendre c'est que... On a la meilleure plante possible.
00:23:53: Il y a des travaux à l'agroscope qui font des sépages résistants pour la vigne par exemple.
00:23:58: C'est super !
00:23:58: On peut réduire beaucoup les pesticides mais au bout d'un moment quand il y a une grande pression maladie le pathogène arrive quand même.
00:24:04: Que ce soit au GM ou pour le GM c'était la même chose.
00:24:07: La plante elle-même Et là, un grand potentiel de défense mais il faut l'aider par d'autres choses.
00:24:12: Donc lui dans son domaine... Il faut aussi voir ça il y a des années d'amestissement.
00:24:18: on ne peut pas arrêter les pesticides, remplacer par rien puis après espérer que ça marche on doit en fait rétablir un équilibre avec toute la bédiversité, les organismes antagonistes et les ennemis naturels qui vont pouvoir agir.
00:24:32: donc... Il y a un gros travail à faire de retour à un certain équilibres Mais je pense que c'est ça la solution.
00:24:40: En tout cas, c'était ma solution.
00:24:42: Il y a bien d'autres gens pour d'autre solutions mais voici celle-là qui est le favori
00:24:46: du coup.
00:24:47: pour finir une petite question.
00:24:48: on en a déjà parlé mais d'après vous quels seraient les actions individuelles que chacun peut commencer à faire maintenant pour améliorer les systèmes agriculturaux ?
00:24:57: Vous
00:24:57: pouvez réduire votre consommation viande.
00:24:59: on ne m'a pas encore parlé si vous en toussez même encore mais ça c'etait quelque chose qui a un très grand impact.
00:25:04: Et puis en plus, c'est bon pour la santé de manger un peu moins viande que tous les jours.
00:25:07: Ça nous a mangé encore gagnant tous les jour.
00:25:08: Ce n'est pas très durable on va dire.
00:25:11: Vous pouvez aller acheter vos produits de façon locale et que ce soit même dans un grand magasin ou dans un petit magasins de la ferme, ça me peut gâner.
00:25:22: mais d'acheter des produits qui sont faits localement... Ca vous pouvez faire facilement !
00:25:27: Vous pouvez faire des choses vous-même.
00:25:29: C'est peut-être plus éloigné de la vieille culture, mais si vous faites vos... Si vous cuisinez-vous même avec les produits bruts, vous avez en fait... Vous soutenez une vieille cultures de proximité et puis d'économie parce que vous n'allez pas encourager toutes les transformations qui sont dans l'alimentation.
00:25:50: Qui sont aussi liées à des déchets.
00:25:52: Et je pense qu'on se rend compte aussi si on cuisine nous-mêmes, si on a les ingrédients nous-même sous la main.
00:25:56: Je pense qu'te rends plus compte dans les saisons, c'est nous-mêmes qui allons chercher les légumes pour faire notre soupe ou de l'acheter préfaite.
00:26:04: On sait qu'on voit ce qu'il y a dans les rayons.
00:26:07: Et puis si vous faites votre soupe vous-même, vous allez prendre des pommes de terre peut être au magasin de la ferme.
00:26:15: Moi ça m'arrive souvent.
00:26:16: C'est des pommes de terre que vous ne trouvriez pas en commerce parce qu'elles n'ont pas le calibre parfait.
00:26:21: Des fois elles ont une petite maladie qui fait que vous devez peuler
00:26:24: un petit peu
00:26:24: plus.
00:26:25: donc vous perdez... quelques micro-drammes de matière, mais vous avez sauvé une patate du dessin d'être simplement utilisée pour les animaux alors que si vous achetez des choses qui sont déjà toutes préparées ça ne vous le voyez pas.
00:26:38: Mais en amont vous avez favorisé.
00:26:43: la plupart des pommes de terre qui n'étaient pas au calipre ont été dévalorisés.
00:26:47: c'est tout le système.
00:26:49: donc ce n'est pas sonon pour la santé puisqu'il y a moins d'additifs dans la nourriture.
00:26:53: c'était aussi plus durable de revenir à quelque chose d'un petit peu plus... dirait normal.
00:27:01: Tout ça fait une
00:27:02: cestrale normale, suivant comment on veut le définir.
00:27:05: Donc on peut faire beaucoup de choses finalement.
00:27:07: C'est ça !
00:27:08: On peut déjà commencer
00:27:09: quoi.
00:27:09: On ne passe pas besoin d'être temps.
00:27:10: voilà c'est-à-dire.
00:27:11: T'as besoin d't'être parfait ouais.
00:27:13: Ah ça non ?
00:27:13: Non que le façon n'allais pas mais on va pas l'être... ah bah l'aide de sitôt mais on peut commencer dans la bonne direction.
00:27:26: Je pense qu'on a déjà fait un bon tour de tous ceux dont on avait envie d'en parler, puis on a pu avoir des opinions très intéressantes.
00:27:35: J'avais beaucoup de questions qui me sont venues au fur et à mesure de la discussion.
00:27:39: malheureusement voilà !
00:27:41: On peut pas étirer
00:27:42: ça
00:27:43: sur des heures.
00:27:44: mais je vous remercie beaucoup d'avoir accepté de faire cette discussion avec nous, de nous donner votre temps pour nous donner notre opinion, vos conseils aussi...
00:27:55: Voilà.
00:27:55: C'était beau Mathieu !
00:27:56: Merci
00:27:56: beaucoup.
00:27:57: Merci à vous de votre intérêt.
00:27:58: Bonne suite, à vous aussi.
00:28:00: Merci, merci.
00:28:07: Maintenant que la professeure
00:28:08: Weisskopf est partie on peut un petit
00:28:10: peu discuter de ce qu'on
00:28:12: en a pensé.
00:28:12: Nina quels sont les points les plus marquants
00:28:16: que la Professeur a invoqué ?
00:28:18: J'ai trouvé super intéressant cette discussion avec Dr WeissKopf.
00:28:22: Ce qui j'ai trouvée le plus intéressant c'est que d'après elle les actions individuelles très important, voire plus important que les actions depuis le haut.
00:28:33: donc chacun a son petit impact à faire et que ça motive d'autres personnes aussi à faire leurs propres choses.
00:28:42: Ça fait un peu un effet boule de neige pour... faire avancer les choses dans une bonne direction.
00:28:47: Je trouve ça encourageant qu'elles
00:28:49: se disent que même si on n'est pas parfait, qu'on n'ait pas obligé de changer toutes ces habitudes mais déjà s'ils ont commencé à faire un petit peu plus attention juste avec des achats... Les choix qu'ont fait.
00:29:00: quand on veut au supermarché qui est un p'tit peu différent c'est déjà un début.
00:29:06: Oui, et j'ai aussi trouvé intéressant qu'elle parlait des OGM.
00:29:09: Contrairement à beaucoup de scientifiques elle était contre les OGM.
00:29:12: donc c'était un peu rafraîchissant d'avoir une opinion différente sur ça et de voir son avis.
00:29:18: Moi je l'ai rejoint sur sa position
00:29:20: plutôt philosophique de dire que effectivement il faut peut-être
00:29:25: au lieu toujours vouloir adapter
00:29:27: la nature
00:29:28: à nous, de nous s'adapter en la nature et me la comprendre.
00:29:32: Et elle avait aussi cette perspective.
00:29:36: ça serait mieux de changer tout le système alimentaire, bien sûr c'est très difficile à faire mais c' est un peu plein.
00:29:43: plein de composites différents d aspects différents de l'agriculture et du système alimentaires qui devraient changer le consommateur les habitudes de consommation par exemple des déchets alimentaires les agriculteurs l'utilisation pesticides ou du bio etc.
00:29:56: donc c aussi très intéressant de voir cet aspect très global de l agriculture.
00:30:01: En tout cas, je trouve que tous les
00:30:02: points soulevés étaient super intéressants.
00:30:04: Je pense que ça donnera
00:30:05: à nos auditeurs
00:30:06: une bonne idée de où commencer à leur échelle et peut-être l'envie aussi de continuer
00:30:12: à se renseigner sur ce sujet.
00:30:14: mais je te remercie d'avoir fait cette disque sur Mechman.
00:30:17: Ouais merci à toi aussi !
00:30:19: Et on vous revoit pour le prochain épisode.
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